UN PEU D'HISTOIRE (Source Wikipedia) |
Christian 1er de Danemark, Norvège et Suède est né en février 1426 à Oldenbourg (Comté d'Oldenbourg) et mort le 21 mai 1481 à Copenhague. |
Il fut roi du Danemark de 1448 à 1481, de Norvège de 1450 à 1481, de Suède de 1457 à 1464 dans le cadre de l'union Kalmar. |
En 1459, il hérita de sa mère du duché deSchleswing et du comté de Holstein de 1460 à 1481. |
Le 28 octobre 1449, il épouse Dorothée de Brandebourg (1430-1495) veuve de Christophe de Bavière roi de Danemark. Elle avait deux soeurs (dont Barbara qui devint Marquise de Mantoue). |
Entre 1471 et 1473, à sa demande les navigateurs Didrik Pining et Hans Pothorst firent une expédition dans l'atlantique nord, elle les mena probablement au Groenland, peut-être même à Terre-Neuve.... |
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Voyage en Italie |
En 1474, le roi du Danemark Christian Ier fit vœu d’aller en pèlerinage à Rome avec son épouse Dorothée de Brandebourg et de visiter les tombeaux des apôtres. Il se mit en voyage au mois de janvier 1474 et mena avec lui les ducs de Saxe et de Lawenbourg, d’autres princes voisins, quelques évêques et environ cent cinquante personnes de première qualité, tous vêtus en pèlerins. Il salua en passant l’empereur Frédéric III . |
(Source : Histoire Universelle Sacrée et Profane - tome 14 - par Augustin Calmet- 1769) |
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Une tempête de neige l'oblige à s'arrêter au chateau de Malpaga |
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L'arrêt à Malpaga n'était absolument pas prévu mais de fortes chutes de neige ont obligé la caravane à dévier la route vers le sud de Milan et à demander l'hospitalité à la résidence de Bartolomeo Colleoni qui, bien qu'étant une forteresse, était bien adaptée pour accueillir un noble important. |
Bartolomeo n'était pas seulement un homme d'armes rude, mais aussi un
amateur raffiné de culture et d'ascension sociale, alors quelle
meilleure opportunité de se rendre encore plus visible et apprécié au
niveau international ? |
Le cortège voyageait avec 200 chevaux et Colleoni alla à la rencontre du roi avec 500 chevaux le 12 mars. |
Le passage du roi du Danemark a été un tel événement qu'on a continué à en parler pendant des années et pas seulement dans les environs de Malpaga. Dans « la correspondance des orateurs de Mantoue », nous lisons que l'envoyé Zaccaria Saggi rapporta à son seigneur Ludovico Gonzaga combien le roi avait été bien reçu : « À Malpaga, il fut honoré de très bons vins et d'excellents laissez-passer, et en abondance de tout, depuis le magnifique Bartholomé » |
Pour commémorer cet événement extraordinaire, les murs de la salle de
banquet à l'intérieur du château ont été peints à fresque avec les
moments les plus marquants de la rencontre : son arrivée à Malpaga, le
tournoi organisé sur la place d'armes du château en l'honneur du roi, le
banquet, la chasse , la livraison par Colleoni des tissus précieux à ses
invités et son départ. On ne sait pas exactement combien de temps le roi
est resté à Malpaga, certains disent une nuit et d'autres trois jours,
donc il n'est pas sûr qu'il ait eu le temps d'organiser tout cela mais
Bea est sûre d'une chose... Bartolomeo a encore une fois prouvé être un
homme capable de traiter avec les « grands » et aussi un excellent hôte. |
(Source : https://www.bergamowalls.com/blog/bea-racconta/la-visita-di-re-cristiano-i-di-danimarca-al-castello-di-malpaga) |
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La fresque, qui aurait été créée par Fogolino ou Romani, représente la visite historique de Christian Ier du Danemark à Bartolomeo Colleoni en 1474. |
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https://www.sharry.land/fr/merveilles/il-castello-di-malpaga-buen-ritiro-di-bartolomeo-colleoni |
Il s'arrête à Mantoue et décerne au Marquis Ludivico Gonzaga (son beau frère) "L'ordre de l'Elephant" sa présence à Mantoue a ensuite été immortalisée par Andréa Mantegna qui l'a inclus parmi les personnages représentés dans le cycle de fresques de la chambre nuptiale du château de San Giorgio, partie intégrante du palais de Mantoue. |
![]() ![]() Lorsque le roi Christian Ier créa l'ordre royal des chevaliers, connu sous le nom d'Ordre de l'Éléphant, vers 1460, sa conception était différente de celle d'aujourd'hui. A cette époque, le royaume danois était catholique, ce que l'ordre royal des chevaliers devait refléter. L'insigne de l'ordre consistait donc en un médaillon avec la Vierge Marie et l'enfant Jésus portés dans une chaîne d'éléphants portant des tours. L'ordre est censé s'inspirer de l'Ordre du Cygne de Brandebourg. En tant qu'animal exotique, l'éléphant était un symbole de chasteté et de pureté, et l'éléphant portant une tour était alors associé à la Vierge Marie. |
( Source : https://www.kongehuset.dk/nyheder/elefantordenens-udformning) |
Lorenzo de Medici, dit le Magnifique invite le roi de Danemark en 1474 à sa maison de la Via Larga |
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Le pélerinage arriva à Rome vers le commencement d’avril. |
Le Pape Sixte IV le reçut avec grand honneur à la porte de la ville, lui offrit un logement dans son palais, il lui accorda une bulle pour l’établissement d’une académie en Danemark et lui donna dispense du vœu qu’il avait fait d’aller visiter le Saint–Sépulcre de Jérusalem. Après un séjour de vingt et un jours à Rome, Christian reprit la route de ses Etats avec quelques cadeaux. |
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Bartolomeo Melioli, Médaille du Roi du Danemark Christian 1er
d’Oldenbourg (Mantoue 1474) |
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Bartolomeo Melioli,
Médaille du roi du Danemark ;
Christian 1er d’Oldenbourg (Mantoue
1474). |
Bartolomeo Melioli est né à Mantoue en 1448. Orfèvre et ciseleur, il est
l'auteur de médailles représentant divers personnages de la dynastie
Gonzague (Ludovic II, Francesco II, Maddalena Gonzaga fille de Federico
I), ainsi que Christian I, roi du Danemark. , représenté sur deux
médailles lors de son séjour à Mantoue en tant qu'invité de son
beau-frère Louis II (l'épouse du roi du Danemark était Dorothée de
Brandebourg, sœur de Barbara, épouse du marquis de Mantoue). Melioli fut
directeur de la Monnaie de Mantoue dans la dernière décennie du XVe
siècle et fut remplacé en 1500 par Giovan Francesco Ruberti. Il est
décédé le 17/11/1514. |
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La Rose d’or offerte par le pape Sixte IV |
Fin 1474 - À l’automne de la même année, il rendit visite à Charles Ier de Bourgogne, servant d’intermédiaire entre lui et le roi romain Maximilien Ier (Fils de Frédéric III). Il reste en Bourgogne pendant plusieurs mois. |
Entre 1475 et 1488, Dorothée rend visite aux papes régnants (Sixte IV et Innocent VIII) à Rome et à sa soeur Barbara à Mantoue. En 1488, elle rencontre également Frédéric III de Habsbourg |
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Vers 1819 un olifant est retrouvé dans le sol de la région de Nola en Italie et acheté à Florence en 1830 par le duc Ernst 1er de Saxe-Cobourg-Gotha (1784-1844). |
« dans le sol de la région de Nola en Campanie et a ensuite été achetée
par le duc Ernst Ier de Saxe-Cobourg-Gotha. Sa longueur est de 0,575 m.,
(plutôt 0,475) le diamètre de
l'ouverture inférieure est de 0,075 m Les sculptures extrêmement riches
de cette magnifique corne, dont les armoiries émaillées indiquent un
propriétaire princier ou royal du nord scandinave, représentent les
légendes de la vie et des actes de saint Georges l'Amer. » ( Bock et Willemsen « Art médiéval et reliques a Maestricht 1872) |
En 1839, Ce cor est examiné et décrit par Bock, « Jagdhorn in Elfenbein Organ für Christliche Kunst » Journal du 1 mai 1839 pages 99 à 102) Compte tenu de son ancienneté, Ce cor en ivoire a peut-être été consolidé par l’apport de supports en vermeil. |
Vers 1840, il semble qu’une copie de ce cor soit réalisée à partir d’un moule à sable et coulé en argent peut-être, en acier sûrement. Des exemplaires en acier ont peut-être été mis en vente sur catalogue mais il est peut probable que le donneur d’ordres, compte tenu de la propriété intellectuelle ait autorisé cette vente. Mais un petit nombre a pu être réalisés et être donné à l’équipe de fondeur ayant participés à sa création. |
Une explication donnée par M. Berind-Lüsberg dans le journal de la
société des Américanistes de 1926 : |
Article écrit par Sofus Larsen -
Directeur de la Bibliothèque de l’université de Copenhague. |
« M. Bering- Lüsberg, qui a attiré mon attention sur cette pièce intéressante, est d'avis qu'elle n'a jamais servi. D'après les blasons nombreux qu'on y voit sculptés comme décoration, il semble qu'elle ait appartenu à Dorothea, la femme du roi Christian Ier, ou qu'elle lui avait été destinée. Sans doute, la reine n'avait pas emporté cet objet chez elle, car à cette époque une poire à poudre (? ) n'était pas un objet de voyage pour une reine. Il est plus que probable qu'il s'agissait d'un cadeau offert à la reine ou destiné à elle au nom de quelque ville ou de quelque prince d'Italie, selon les coutumes de ce temps, et la corne doit être rapportée chronologiquement au voyage d'Italie de 1474, car ce n'est qu'en cette année que la reine a visité ce pays en qualité de reine et avec son mari, et les sculptures, dont la poire est ornée, nous montrent qu'elle a été destinée à une reine régnante (tournois et scènes de chasse). Cette pièce d'art a été exécutée en Italie et pendant l'année en question. Nous devons attacher aux armes qu'elle représente une importance spéciale, quant au problème qui nous occupe. Nous y voyons, en effet, une représentation des armes du Groenland, un ours blanc, qui. ne se trouvait pas dans celles des souverains de la maison d'Oldenbourg et de leurs reines avant Christian IV, sous le gouvernement duquel on a redécouvert le Groenland. Il faut se demander, en conséquence, pourquoi l'artiste italien (?) a complété les armes de la reine Dorothea d'un élément qu'elles ne possédaient pas. La cause n'en peut être que celle-ci, à savoir qu'il a voulu montrer qu'il savait bien que le roi Christian, mari de la Reine, avait augmenté les domaines des royaumes du Nord.
Par ce fait on peut considérer l'ours
blanc, sculpté sur la poire à poudre (?), comme une attention à l'adresse du
couple royal, et sans doute la redécouverte faite par les danois du
Groenland devait avoir été connue des princes d'Italie en 1474. Cette
corne d'ivoire nous démontre donc que le voyage d'expédition n'a pas eu
lieu en 1476, mais qu'il a été entrepris quelques années auparavant et
probablement en 1472. |