Plaque en Acier moulé - trouvée dans le coffre du Grand-Père
 
 
Que représente-t-elle ?  Un chevalier - deux personnages grandguignolesques - masque de chévre à droite et serpents dans les cheveux à gauche
D'où vient-cette plaque en acier ? Une fonderie assurément mais d'où ?
 
 
D'autres plaques trouvées sur internet
Aucune n'est identiques aux autres

Plaque Acier B

Plaque Acier C
 

Plaque cuivre

Plaque Bois
 

Plaque Bronze

Plaque Acier Bronzé
 
Beaucoup de différences entre les diverses plaques >> Casque -  épée - place du sablier - décors - tête de la mort - tête du diable- chien - lézard - etc.....
 
 
Les fonderies ?
 
Je ne sais pas de quelle fonderie vient la plaque de mon grand père en France ou en Allemagne.
Sur l'une des plaques trouvées sur internet se trouve cette marque      
Une autre semble avoir été moulée par la fonderie de machines agrcoles  "CLAAS"
 
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Après avoir rentré ensemble les mots chevalier et diable sur google,  j'ai obtenu la réponse sur l'origine de ces plaques. Elles représentent toutes, de manière plus ou moins réussie, une gravure d'Albrecht Dürer.
 
 

Cette gravure sur cuivre réalisée en 1513 par l'artiste allemand Albrecht Dürer est aujourd'hui considérée comme une œuvre emblématique de l'art de la gravure et de la Renaissance.

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/le-chevalier-la-mort-et-le-diable-chef-doeuvre-de-la-renaissance
 
Le Chevalier, la Mort et le Diable, chef-d'œuvre de la Renaissance
( Source : National Géographic Histoire et Civilisation - publication juin 2022.)

 

Maître de la peinture à l’huile et à l’aquarelle mais aussi du dessin à l’encre, l’artiste allemand Albrecht Dürer eut également un impact considérable dans un tout autre domaine artistique : la gravure. Par le biais de ses gravures sur bois et sur cuivre, il éleva cette technique au rang de grand art. En 1513, il réalisa Le Chevalier, la Mort et le Diable, la première de ses trois gravures complexes connues sous le nom de Meisterstiche, ou gravures de maître.
Dans "Le Chevalier, la Mort et le Diable", Dürer combina son héritage allemand avec l’accent que mettait l’Italie sur la forme classique, la perspective et les proportions. L’œuvre représente un chevalier inébranlable à cheval, accompagné de son chien fidèle. Les quatre chevaux en bronze de la basilique Saint-Marc à Venise auraient été une source d’inspiration pour l’artiste.
Le chevalier et son chien rencontrent les grands dangers du monde : un diable monstrueux, et la mort, ici représentée sous la forme d’une figure grotesque chevauchant un cheval malade et tenant un sablier. La gravure illustre les idéaux chevaleresques et religieux du Moyen Âge, tout en représentant avec précision les corps humains et animaux en suivant les préceptes italiens qui deviendront par la suite indissociables de l’art de la Renaissance.
À l’aide d’un burin, un outil de gouge à pointe en V, qu’il avait appris à utiliser dans l’atelier de son père orfèvre, Dürer créa d’étonnantes variétés de texture dans l’armure et les bottes en cuir du chevalier, la fourrure du chien et la brillante robe du cheval. Pour de nombreux historiens de l’art, l’habileté technique dont il fit preuve dans cette œuvre ne fut jamais égalée.
Les gravures sur bois de Dürer étaient populaires et pouvaient être produites en masse, avec jusqu’à 2 000 impressions. Les gravures telles que Le Chevalier, la Mort et le Diable, quant à elles, étaient tirées à 100 ou 200 exemplaires seulement, les rendant plus chères mais toujours accessibles. Cette popularité fit de Dürer l’un des premiers artistes à devenir un nom de marque ; il apposa même un monogramme, « AD », sur la plupart de ses œuvres. Au cours de sa vie, il produisit un total de 100 000 à 200 000 impressions.
 
Et pour approfondir le sujet : "Artcothèque"   >  Analyse.